SORTIR DU NUCLEAIRE


pour nous faire réfléchir…et agir !

Projet K2R4, c'est le nom du dossier européen pour financer l'élargissement du parc nucléaire ukrainien dont la fiabilité est bien connue depuis Tchernobyl.

"De 1969 à 1977, les fûts radioactifs ont été classés n'importe comment, certains baignent dans la nappe phréatique, tandis que les bordereaux d'inventaire étaient incomplets." confirmait cet ancien ingénieur témoignant devant la commission de surveillance de stockage des déchets radioactifs de la Manche.

Le plutonium a une durée de vie de 24000 ans. La dose mortelle pour l'homme se situe au millionième de gramme. L'uranium 235 et 238, le potassium 40 et le thorium 232, produits radioactifs ont une durée de vie qui se calcule en milliards d'années.

Le programme nucléaire français a été conçu sous l'ère de Pompidou et Giscard, appliqué sans débat sous Mitterrand, Chirac et Jospin…

Le dernier succès des écologistes date des étés 1976-1977 contre le surgénérateur de Creys-Malville, jamais utilisé, démantelé et qui a coûté une petite fortune...inutile !

En ALSACE, au programme de Fessenheim en 2002, le remplacement des 3 générateurs de vapeur du réacteur 1, âgé de 25 ans, pour le prix exorbitant de 1 milliard huit cent millions de francs (275 000 000 euros).

Utilisons cet argent pour développer les énergies alternatives et faisons fermer Fessenheim.

Rien qu'en économisant dans l'électroménager, en éteignant tous les appareils en veille, on peut économiser jusqu'à 650 kw/h par an, ce qui en soi n'est peut-être pas énorme, mais à l'échelle des foyers français, cela représente une tranche nucléaire...qu'on pourrait donc fermer. On pourrait ainsi aller jusqu'à économiser de 1200 à 1800 kw/h/an par logement avec des gestes simples. Le parc européen compte 150 millions de logement, ce sont donc 30 réacteurs nucléaires qu'on pourrait fermer…

Et pendant ce temps-là, EDF fait des dépenses énormes en publicité pour convaincre les usagers qu'elle respecte l'environnement et lutte contre l'effet de serre en occultant complètement le problème des déchets nucléaires, qu'elle est le premier producteur européen d'énergie renouvelable….


Vue d'ensemble, 

nouveau programme, choix et perspectives

Fessenheim et le nucléaire

  Notre nouveau ministre « de l’écologie et du développement durable » a, dans sa première intervention, affirmé que le nucléaire était l’industrie la moins polluante ; nous sommes bien dans un nouveau contexte de développement durable … du risque nucléaire.

Le 16 mai 2002, un nouveau convoi de déchets nucléaires traversait l’Alsace et la banlieue strasbourgeoise vers La Hague. Les transports nucléaires en Alsace ont connu leur premier incident : le 13 février 2002, à la centrale de Fessenheim, un wagon de type Castor transportant du combustible usé a déraillé, et "trois roues du wagon se sont affaissées sur le ballast", suite à un incident impliquant des traverses de la voie ferrée interne à la centrale.

Depuis le 18 mai 2002, la tranche 1 (900mw) de la centrale de Fessenheim est arrêtée afin de procéder au remplacement de trois générateurs de vapeur (GV), situés entre le circuit primaire  et le circuit secondaire qui alimente les turbines. Cette réparation très importante, rendue nécessaire par la multiplication de micro-fissures, coûtera près de 102 millions d’euros, sans compter l’arrêt de production jusqu’en décembre. Cette dépense exhorbitante concerne la plus vieille des centrales nucléaires françaises, mise en service en 1977 et pratiquement en fin de vie.

Les anciens GV devront être  découpés dans le bâtiment réacteur même, en milieu très radioactif, afin de permettre leur évacuation, le sas de sortie ayant été sous-dimensionné à la construction. Les travailleurs seront ainsi exposés à une radiation élevée.

Devenus déchets hautement radioactifs (74 Curies), les GV sont stockés dans un bâtiment non sécurisé, sur le site même.

Les énergies renouvelables et décentralisées (éolien, solaire…) qui devraient passer à 21% selon la directive européenne, décolleraient en flèche, si une fraction seulement de ce pactole leur était accordé. Les toits et façades alsaciens orientés au Sud pourraient être équipés de panneaux solaires, photovoltaïques ou thermiques, pour bien moins que cela. Il resterait de l’argent pour les éoliennes, les économies d’énergie

L’indépendance et la rentabilité de l’industrie nucléaires sont des mensonges flagrants. Cette industrie est hautement subventionnée : 90% du budget de la recherche va au nucléaire. Par ailleurs, 100% du minerai est importé, la dernière mine d’uranium française ayant fermé en 2000. Le problème des déchets …durables reste entier, Tchernobyl continue à faire des victimes.

La Centrale Nucléaire a été remise en route après les travaux. 

Les Verts s’insurgent contre cet amas de contre-vérités, appellent à la sortie du nucléaire et la fermeture de Fessenheim.

 

Communiqué de presse

   Le Bund Freiburg, Alsace Nature et le C.S.F.R. (Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin) tiennent à dénoncer l¹ineptie supplémentaire des prochaines semaines de la politique énergétique française, basée sur la production électrique presque exclusivement d¹origine nucléaire (78%).
A l¹occasion de l¹arrêt du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fessenheim (18/05/02) pour le remplacement des 3 générateurs de vapeur, il est nécessaire d¹informer les populations et les pouvoirs publcs que l¹exploitant de la centrale nucléaire, c.à.d. EDF, a décidé de son propre chef:
- de faire courir des risques supplémentaires aux habitants de la région du Rhin supérieur
- de dépenser les deniers publics pour un type de production électrique d¹un autre âge
- de ne pas prendre en compte la demande des citoyens, de la Regio et d¹ailleurs, de favoriser une politique énergétique basée sur les économies d¹énergie, l¹efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

   Nous tenons aussi à préciser qu¹EDF veut faire croire en une longue expérience de remplacement de générateurs de vapeur. La particularité de Fessenheim, où les vieux générateurs de vapeur doivent être découpés et stockés sur place pour cause de radioactivité trop importante pour le transport et où les nouveaux doivent être assemblés dans l¹enceinte de confinement, fait de cette opération une première en la matière, avec toutes les inconnues qui en découlent.
   
   Nous affirmons aussi que les coûts de cette opération sont totalement minimisés par EDF, par rapport à nos estimations (100 millions d¹euros par générateur). Faut-il rappeler que dans le domaine du nucléaire les chiffres ³officiels² sont toujours très loin de la réalité. Les récentes révélations sur l¹accident de Tchernobyl et ses conséquences sont éloquents.

Par conséquent, nous considérons que le positionnement de l¹exploitant  implique sa totale responsabilité en cas d¹incidents et d¹accidents. ll démontre aussi l¹arrogance avec laquelle EDF tente ce passage en force pour faire survivre la plus vieille centrale nucléaire PWR de France. De ce fait, EDF se moque ouverte2002ment de la réalité sociale, écologique et économique entraînant toute la Regio dans des choix archaïques, voire rétrogrades.


 Claude Ledergerber
               pour le Bund Freibourg, Alsace Nature et le CSFR

ldgb@club-internet.fr

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Vous n’êtes pas sans savoir que l’année 2002 sera une année cruciale quant aux choix des futurs moyens de production électrique, décidés à travers la Programmation Pluriannuelle des Investissements de Production électriques (P.P.I.). Ces choix, sur lesquels L’Assemblée Nationale aura à se prononcer avant le 31 décembre 2002, détermineront notre avenir énergétique et le sens de notre développement pour les vingt-cinq prochaines années


Le nucléaire a souvent été présenté en France comme un pari sur l’avenir. Pour le réseau « sortir du nucléaire », au sortir du traumatisme de la montée du totalitarisme, nous considérons que la non-démocratie dans laquelle s’est développée l’énergie nucléaire est en parti responsable du désaveu actuel de la classe politique.
Le respect de la démocratie implique un moratoire sur l’énergie nucléaire dans notre pays, le temps de poser un véritable débat national et populaire, débat impossible avant le vote à l’automne du P.P.I.
Le pari nucléaire est aujourd’hui perdu. L’énergie nucléaire n’est ni propre, ni sûre, ni rentable.
Le nucléaire est une énergie dangereuse pour l’humanité. Et surtout le nucléaire n’est pas une fatalité.

 

Des solutions de remplacement existent, plus respectueuses de l’environnement et fortement créatrices d’emplois. Il n’y a pas d’obstacles techniques à une sortie rapide du nucléaire en  France, avec des « chantiers » pour :


1) La mise en œuvre immédiate d’un moratoire sur l’énergie nucléaire et poser enfin, en toute démocratie dans notre pays, la problématique de l’emploi de ce type d’énergie et  toutes ses conséquences.


2) Un basculement des budgets de recherche et d'investissement actuellement monopolisés par le nucléaire au profit des alternatives énergétiques. Le nucléaire représente en France 93 % des budgets de recherche consacrés à l’énergie (source : AIE, 1998). 1800 milliards de Francs ont été dépensés depuis 1974 dans le nucléaire pour la recherche et pour l’investissement. Aujourd'hui encore, des responsables politiques demandent à l'Etat de budgétiser, donc de faire payer aux
citoyens, le prototype du réacteur européen E.P.R. à hauteur de 3 milliards d'Euros. Répondant en cela à la pression du groupe industriel AREVA mais ne correspondant en rien, aux besoins réels de notre pays en matière d’équipement électrique. Cette décision aurait pour effet de stériliser, une nouvelle fois les investissements nécessaires pour la mise en oeuvre des alternatives au nucléaire (efficacité énergétique, co-génération, gaz à cycle combiné, charbon à lit fluidisé, pile à combustible ...et des énergies renouvelables (éolien, solaire thermique, photovoltaïque, méthanisation, géothermie ...)


3) La fermeture de la centrale de Fessenheim dont les réacteurs sont les plus vieux en fonctionnement. Fessenheim a atteint le quart de siècle et elle est de moins en moins fiable. Les trois générateurs de vapeurs doivent êtres remplacés pour un coût estimé à 600 millions d’Euros. Rappelons que cette somme correspond à l'investissement nécessaire à la construction de deux centrales en co-génération, couplées sur un chauffage urbain, d’une puissance de 1 000 MW chacune (puissance équivalente à celle d’une centrale nucléaire).


4) L'arrêt du retraitement du combustible usé à la Hague : les déchets radioactifs ne sont pas recyclables. Le retraitement est non seulement coûteux, polluant et dangereux, mais son utilité même a été remise en cause par des commissions officielles (Rapport Charpin de juillet 2000 et de la Commission française du développement durable de février 2001).
Le stockage des déchets nucléaires, même dans les scénarios pessimistes, est toujours moins coûteux que le retraitement du combustible usagé.

5) L'arrêt du site d’enfouissement de déchets nucléaire à Bure dans la Meuse. L’enfouissement en profondeur apparaît comme une tentative dangereuse de masquer le problème des déchets, afin de justifier la poursuite de l’utilisation du nucléaire.
 

Les responsabilités incombent aux (futur-e-s) député-e-s face aux populations, dans :

- La production de déchets nucléaires et la mise en place des centres d'enfouissements

- Un accident nucléaire et ses conséquences, le risque zéro n’existant pas.

- La fragilisation de notre territoire face aux agressions terroristes sur des sites nucléaires.

- L augmentation de la radioactivité dans nos fleuves, issue des rejets d'effluents radioactifs des réacteurs nucléaires (danger des faibles doses radioactives)

- La stérilisation des budgets de recherche et d’investissements pour le développement de moyen de production alternatif et renouvelable.

 
Aujourd'hui, la majorité des pays d'Europe sortent du nucléaire. La Belgique, deuxième pays le plus nucléarisé en Europe après la France, vient de l’annoncer à son tour en février 2002.

Quel avenir énergétique souhaitons-nous pour la France ?


P.P.I. 
Programmation Pluriannuelle d’Investissement de Production électrique dont les orientations doivent être prises avant la fin de 2002 pour êtres décidés en 2003.

AREVA Premier Groupe Industriel Nucléaire mondial dont l’état est l’actionnaire majoritaire, (CEA industrie, Framatome, Cogema,,)


Historique des luttes contre les convois de déchets nucléaires

Depuis la reprise en mars 2001 des transports pour le  retraitement des déchets nucléaires allemands à la Hague et à Sellafield (UK), des militant(e)s antinucléaires membres de mouvements et d’associations d’Alsace et d’ailleurs réunie sous la forme d’une coordination «stop aux transports-halte au nucléaire », organisent systématiquement des manifestations (qu’il fasse 35° à l’ombre, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige )contre le passage de ses convois hautement radioactifs. L’objectif de leurs manifestations : dénoncer et demander publiquement l’arrêt cet inutile et dangereux trafic ainsi que celui du retraitement des déchets nucléaires à la Hague et a Sellafield.

 

En dehors de ces manifestations de protestations «officielles » où participent des militants au titre de personnes morales de partis politiques, de mouvements associatifs mais aussi des citoyens, des petits groupes d’activistes pacifiques (mains nues contre les tonnes d’acier des trains nucléaires) interviennent sur les voies de chemin de fer avec comme objectifs bloquer (au nez et à la barbe des impressionnants déploiements de forces de l’ordre) les convois nucléaires pour médiatiser le scandale du passage des trains nucléaires dans des zones à forte densité humaine ( les communes d’Alsace, la ville de Strasbourg et ses banlieues et d’ailleurs…)

 

Depuis la reprise des transports nucléaires en mars 2001 plus de 25 convois ont ainsi traversé la région d’Alsace et d’ailleurs. En dehors des manifestations régulières, les activistes pacifiques ont réussit à bloquer 6 fois les convois de déchets nucléaires dont celui du jeudi 16 mai 2002. Lors de cette action 6 militants ont été placés en garde à vue dans 4 sites de gendarmerie (comme de dangereux terroristes) 2 d’entre eux qui s’étaient enchaînés dans un tube en acier préalablement bétonné sous les voies de chemin de fer,  ont été appelés à comparaître pour ce fait le lundi 3  juin 02 devant le substitut du Procureur de la République de Strasbourg.

 

Coupables de quoi ? D’un acte politique d’intérêt public pour l’arrêt immédiat des transports et du trafic des déchets visant a accélérer la sortie nucléaire qui menace l’environnement et le cadre de vie de millions de citoyens et prend en otage les générations futures.

 

dans Politis 770 octobre 2003

En juillet 2003, le gouvernement Raffarin classe toute information concernant le nucléaire, les transports des déchets par train, "secret défense" et qui que ce soit qui informe la population tombe sous le coup de la loi...

En octobre 2003, le gouvernement Raffarin annonce la mise en route du programme EPR qui engage une nouvelle période de construction de centrales nucléaires pour au moins 30-50 ans.

2003-2008 : manifestations, information, accidents à répétition dans cette centrale nucléaire "rustine" !!!

2008 : les associations et partis politiques anti-nucléaires créent un collectif  CRAN09   cran09@laposte.net  (Collectif Rhénan -Alternatives au Nucléaire  2009) qui se donne pour objectif de mutualiser les forces militantes dans des actions communes pour les années 2008-2010.

En 2009 commence la visite décennale de contrôle de toutes les installations de la plus vieille centrale nucléaire de France et l'objectif est qu'à l'issue de cette inspection en profondeur qui doit se terminer en 2010, cette centrale nucléaire de Fessenheim ne soit plus remise en route, mais serve de pôle de développement-prospective  en étant le premier site démantelé.

Les accidents de Tricastin montrent la dangerosité de ce qu'on veut occulter avec la marche en avant des projets de Sarkozy, un 2è EPR en France et la vente du nucléaire à des pays terroristes et émergents en faisant la promotion de la réduction du CO2 !!!!!! Au Niger, principal fournisseur de l'uranium, la guérilla touareg continue....


www.sortirdunucleaire.org

www.alteralsace.org

www.ademe.fr

http://perso.club-internet.fr/sidler


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