ECOMUSEE-BIOSCOPE-PIERRE et VACANCES

what else ?????

Vous voulez tout savoir sur le Bioscope, vous trouverez ci-dessous l'historique, des prises de position et pour terminer (pour l'instant...)

un reportage-visite du parc de loisirs


Historique

En 1994, le Conseil Régional, présidé par Marcel Rudloff, avait établi un plan de développement appelé « Alsace 2005 » dans lequel on entendit parler pour la première fois d’un Bioscope.

Le 2 décembre 1995, le projet est annoncé publiquement, grandiose (un corps humain géant dans lequel on se promène avec une navette-bulle) et qui ne fait appel à aucun financement public.

Le 27 juin 1997, le nouveau président du Conseil Régional, Adrien Zeller, fait adopter le principe d’une aide au démarrage. Les 6 élus écologistes s’abstiennent. Ils sont les seuls à faire front. On parle d’un investissement de 600 millions de francs pour une fréquentation qui devrait atteindre 800 000 entrées dès la première année. Une association de soutien est crée, Arbre, dont le président est Pierre Pflimlin, puis André Bord.

Le 22 septembre 1997, le Conseil Général du Haut-Rhin approuve la création du Symbio, syndicat mixte qui met en œuvre le Bioscope qui aura 6 à 8 attractions et emploiera 600 personnes (plus 900 emplois induits).

Le 14 octobre 1997, c’est au tour du Conseil Général du Bas-Rhin de s’engager favorablement.

Le 26 octobre 1998, 4 constructeurs sont retenus pour concourir à sa réalisation. Il s’agit de La Lyonnaise des Eaux, Vivendi-Astérix, Fougerolle-Eiffage et Sodetec-Thomson.

Le 15 juillet 1999, on en apprend un peu plus sur les sites retenus. De 4 au départ, Plobsheim, Kunheim, Bischoffsheim, St-Louis, on est retombé à 2, Plobsheim et Bischoffsheim. Alsace Nature est monté au créneau et aucun site haut-rhinois n’a été retenu au grand regret de Hubert Haenel, président du Symbio.

Le 25 octobre 1999, on repart à zéro, arguant du fait qu’aucune offre ne répond au cahier des charges.

Le 5 octobre 2000, Parc Astérix (qui deviendra Grévin & Cie) propose de devenir l’opérateur pour une ouverture prévue en 2003 à Ungersheim avec 400 millions de francs d’investissement et 400 000 visiteurs la première année. L’investissement sera supporté pour moitié par la Région et le Conseil Général du Haut-Rhin. Le projet présenté n’a plus grand chose à voir avec celui conçu initialement.

Le 13 janvier 2003, Grévin & Cie présente une visite virtuelle aux élus du Conseil Régional et Général. Le thème développé est l’homme dans son environnement avec trois milieux présentés, la foret tropicale, le milieu désertique et la banquise polaire. Sur 15 hectares, 3 pavillons seront construits dans un premier temps. La fréquentation escomptée est de 400 000 visiteurs par an, 800 000 lorsque la deuxième tranche sera achevée en 2010.

L’ouverture est prévue pour juin 2005, 25 à 80 emplois permanents sont prévus, 200 à 300 induits et 50 à 100 saisonniers. L’investissement public pour ce projet est de l’ordre de 15 millions d’€uros (98 millions de francs) pour la première phase, puis encore une fois autant

pour la seconde tranche. La délégation de service public signée entre Symbio et Grévin est de 30 ans.

Le PDG de Grévin-Parc Astérix, Olivier de Bosredon parle « d’un projet public qui fait appel au privé ». L’Écomusée, voisin du Bioscope, a été amadoué par un investissement public doublé par rapport à  2002 à savoir 1,3 M € (8, 5 M Francs) pour 2003.

 

La progression des adversaires est indéniable parmi nos représentants élus au Conseil Général et Régional. L’investissement de notre argent public  a été voté (à bulletin secret) par 15 voix pour (sur 30), 12 contre et 3 abstentions. En 2002, ils étaient 22 pour.

Au Conseil régional, le vote, serré, s’est fait à main levée. Adrien Zeller craignait probablement de voir les élus de sa majorité voter contre.

Le promoteur privé bénéficie d’un financement public à hauteur de 50% pour un projet qui est loin de correspondre à un intérêt public avec des nuisances pour les « autochtones ».

Contexte économique et politique

La Région va investir 3,5 M € en 2003, le Conseil Général va investir 15 M € sur 4 ans dans ce projet à exploitation privée à l’heure où l’Alsace s’enfonce dans une crise économique dont on sent les premiers signes par les chiffres du chômage (plus de 50 000, +63% de dépôts de bilan)) et le manque de qualification et de perspectives de nos jeunes (suppression des emplois-jeunes par le gouvernement).

Le plan de décentralisation risque encore d’accroître le problème car les transferts de compétence de l’État à la région ne sont pas forcément suivi de transfert de ressources. La diminution annoncée des impôts et des charges et l’augmentation des moyens alloués à la police, l’armée et la justice vont déséquilibrer les comptes de l’État et nous allons payer davantage le désengagement de l’État dans les services publics comme nous le voyons depuis quelques temps.

 

Le Bioscope est un bel exemple d’argent public mal employé

 

C’est dans cette période que nous voyons l’argent public dilapidé dans des projets privés de  parc de loisirs à l’intérêt contestable. Les tenants des finances publics sont aussi présidents des syndicats mixtes qui foisonnent (ADA, ADIRA, CAHR….Symbio !). 

 


BIOSCOPE

compte-rendu

27 février 2003 Conférences Bartholdi Colmar

avec M. Olivier De Bosredon, PDG de Grévin & Co.

 

M. Bosredon représente le groupe Accor, Parc Astérix, Grévin & co. ….spécialisés dans le divertissement familial.

Le BIOSCOPE est un parc d’attraction familial et ludactique (ludique et didactique). Il est dans la même logique que le Futuroscope, Vulcania, le Parc végétal…Les thèmes mis en avant sont le bien-être, la santé, la relation à l’environnement

Il est conçu pour une mise en œuvre en plusieurs phases (4 sont prévues) avec un investissement à hauteur égale pour la Compagnie Grévin et pour les Collectivités Locales (Départements, Région).

La phase 1 intitulée « les mondes de l’équilibre » est constituée de 3 pavillons et de 6 cellules avec 18 jeux. Elle sera établie sur 15 hectares derrière l’EcoMusée d’Alsace et se présentera sous la forme de 3 cercles de 1,km5 de diamètre environ. Dans le premier se trouvera le parking fait de monticules et de creux pour « cacher » les voitures, dans le deuxième se trouvera l’accueil et le départ de trois parcours possibles vers trois « mondes » différents : la forêt tropicale, le milieu désertique, la banquise. Dans le troisième cercle se trouvera le premier monde pour cette phase 1, la foret tropicale.

Toutes les animations sont basées sur des projections sophistiquées sur un parapluie-guide, sur la toile de coupoles-tentes, sur des boules en suspension, sur des bornes de jeux avec aussi un amphithéâtre avec un spectacle sur le feu (20 minutes), le soleil et l’arc-en-ciel.

Les attractions sont variées et essentiellement ludiques : un arbre dont on voit les branches dans la partie accueil et dont on découvre les racines à la fin du parcours (pavillon d’accueil) avec aussi la vie dans une mare en transparence, des projections de rêves racontés par des gens célèbres (grands témoins), tunnels, toboggans, arbre à réveils, déchets accumulés, maison penchée, machine à fabriquer des médicaments, jeux avec questions….

 

Ce parc d’attraction est prévu sur la base de 400 000 visiteurs la première année, 800 000/an à terme. Ce qui fait pour une visite de 2h à 2h30, 1000 visiteurs par heure, 4000 personnes par jour.

Il y aura aussi à réaliser un ensemble routier et ferroviaire pour éviter la traversée des villages. Les terrains de 50 hectares concernés sont acquis auprès des Mines De Potasse d’Alsace par les collectivités. 15 ha pour la tranche 1, 10 de plus pour les 3 autres tranches soit 25 ha pour le Bioscope. Le Bioscope en a la concession pour 25 ans, ensuite l’ensemble revient aux collectivités (départements, région) qui ont crée un syndicat mixte pour cette opération appelé Symbio et dont le président est Hubert Haennel.

Grévin & co. payent un loyer de 2,5% du chiffre d’affaire au Symbio et aux actionnaires.

L’investissement est de 15 millions d’€ pour la phase 1, de 60 millions d’€ pour l’ensemble sur les 25 ha.

Le prix d’entrée devrait tourner autour de 15 € (en 2005).

Le nombre d’emplois prévus est de 20 permanents (administration, commercialisation, maintenance) et de 100 saisonniers (accueil, sécurité, restauration, boutique…) à recrutement local.

M. De Bosredon met en avant l’aspect familial du parc et réfute l’argument concurrentiel du projet en arguant qu’ « un commerçant qui veut avoir de la clientèle s’installe dans une rue commerçante ». De la même façon, par rapport à l’argent public investit, il rappelle que « ce sont les collectivités qui sont venues chercher Grévin et non le contraire ».

 

On peut cependant se poser de multiples questions sur l’intérêt réel d’un tel parc et surtout si l’argent public important investi dans ce projet est bien utilisé.

 

M. Marck(Europa Park) a déposé un recours auprès des instances européennes pour concurrence déloyale (aide de fonds publics). Une enquête d’utilité publique va se faire dans les prochains mois et les permis de construire n’ont pas encore été délivrés. Un certain nombre d’élus ne sont pas emballés pour investir de l’argent public dans ce projet.

 

rédigé par Ch. Weiss - 28 février 2003


 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

envoyé le 24 septembre 2003

Le groupe local des VERTS-ALSACE tient à vous faire connaître son opposition au projet de parc de loisirs multimédia BIOSCOPE, prévu sur le site d’Ungersheim.

 

CONTENU

Ce projet, financé pour moitié par de l’argent public, ne présente dans son contenu aucun intérêt particulier d’utilité publique. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un parc de loisirs familial, basé sur des projections multimédias et quelques jeux ludiques. Son contenu pédagogique n’apporte aucune nouveauté. S’il veut se prévaloir de l’éducation à l’environnement, celle-ci est déjà fortement ancrée dans la réalité alsacienne par le travail de nombreuses associations. Si l’argent public veut servir cet objectif, on peut très bien investir la somme retenue dans une nouvelle structure au sein de l’Écomusée d’Alsace, la Maison de la Nature, et augmenter les subventions aux associations environnementalistes (Jeunes Pour la Nature par exemple).

 

IMPLANTATION

Les terrains prévus pour son implantation sont des terrains agricoles et il nous semble que réduire la surface cultivée dans une région démographiquement dense n’est pas souhaitable.

L’accès à ce parc de loisirs (à la charge des collectivités locales) créera de nouvelles nuisances sonores et polluantes pour les habitants des villages limitrophes et traversés. La desserte ferroviaire n’est pas clairement définie et risque d’être abandonnée .

En plus, la création de nouvelles routes et bretelles d’accès n’est pas incluse dans le Schéma Directeur Rhin-Vignoble-Grand Ballon.

 

FINANCEMENT

Le peu de postes crées par rapport à l’investissement est disproportionné. Les emplois induits ne le sont qu’essentiellement pendant la période de construction. Ensuite, il s’agira essentiellement d’emplois à statut précaire, saisonnier.

Le retour sur investissement n’est guère garanti. On peut se référer à la situation d’autres projet de parcs de loisirs d’une typologie proche : Animal Explora (Haute-Marne, 2005) , la parc du Végétal (Anjou, 2006),…Il n’offrira quelques résultats qu’en cas de réussite commerciale et touristique.

Or, la situation du tourisme en Alsace ne permet aucunement d’affirmer qu’un nouveau parc à coté de l’Écomusée apporte une augmentation sensible de la fréquentation de notre région. Le problème se situe plus au niveau de l’offre d’animations culturelles de nos communes. Elles devraient présenter des nouveautés et plus en lien avec une culture jeune et actuelle.

C’est pour l’ensemble de ces raisons, présentées synthétiquement, que nous avons un avis très défavorable à la mise en œuvre de ce projet et l’utilisation inconsidérée de l’argent public.  


 

     2003 :

une fois de plus les riverains, les citoyens, les gens "d'en bas" ne seront-ils pas entendus ?

Alsace Nature, Confédération Paysanne, Les Verts continuent à s'opposer à ce projet.....ACTION !

 

En septembre 2003, le commissaire-enqueteur, malgré toutes les réserves que nous avons émises, a émis un avis favorable sans réserve sur la mise en oeuvre du Bioscope. 

Le 5 janvier 2004, le Préfet du Haut-Rhin a signé 2 arrêtés, la DUP (Déclaration d'Utilité Publique) autorisant la construction sur le site.

Le P.L.U. a été modifié par la Commune d' Ungersheim (maire : Jean-Claude MENSCH), pour permettre le début des travaux.

ACTION !

Un recours a été déposé  le 28 mars 2001 auprès de la Commission Européenne par M. Marck, propriétaire d'Europa-Park et retenu. La Commission Européenne a officiellement rendu ses conclusions le 24 janvier 2004 en mettant en demeure la France d'apporter ses observations dans un délai d'un mois. 

La Commission Européenne déclare que les versements d'argent public, s'ils ont lieu, sont illégaux car il n'y a aucune définition de la mission d'intérêt économique général que la "Délégation de Service Public" est censé donné à la SMVP (Parc Asterix-Grévin et Cie).

cliquer ici pour charger"le dossier de la Commission Européenne

 

2 mars 2004 : Alsace Nature, la Confédération Paysanne, Christian Weiss et Philippe Aullen (Les Verts)  ont déposé  un recours gracieux auprès de la Préfecture du Haut-Rhin le 2 mars 2004. Le Préfet a notifié en date du 30 mars 2004 : "...je ne réserverai pas une suite favorable à votre requête."..."vos arguments...ne me paraissent pas de nature à conclure au défaut d'utilité publique du projet."

28 Mai 2004 : Les 3 recours rejetés par la Préfecture du Haut-Rhin ont été confiés à Maître Elisabeth Brand de Strasbourg qui a été mandatée pour les déposer en recours d'annulation auprès du Tribunal Administratif de Strasbourg le 28 mai 2004.

 

9 juin 2004 : Le Préfet signe le Permis de Construire du Bioscope. En principe, les travaux peuvent commencer.

Conférence de Presse des opposants qui ont déposé un recours. 

Fin août, la Commission Européenne revient sur sa décision (soumis à quelles pressions ?!!!) en arguant que l'investissement des collectivités ne représente que 7 % du projet global (sic!!!!) et que le lieu est une zone à reconvertir....

20 septembre 2004, les premiers bulldozers arrivent sur le site pour la viabilisation.

22 septembre, premier accident, un ouvrier (intérimaire) est partiellement recouvert de terre.

Début octobre, ALSACE NATURE dépose un recours contre le permis de construire du Bioscope auprès du Tribunal Administratif de Strasbourg

L'audit du contrat de "Délégation de Service Public" du Conseil Général du Haut-Rhin fait par un cabinet d'avocats Kern arrive à la conclusion d'un contrat "léonin" concernant la convention de financement passée entre Grévin&C et les collectivités. Il  propose de revenir sur les aspects financiers et juridiques et d'entamer des discussions avec le Symbio pour une réduction de la facture !!! Haenel (prèsident du Symbio ne veut pas en entendre parler. Il n'est plus question d'un retrait du Conseil Général du projet, malgré l'opposition grandissante des conseillers élus. Une rupture du contrat aura pour conséquences :

* que le Symbio saisisse la Chambre Régionale des Comptes afin de faire constater que les engagements du Conseil Général du Haut-Rhin ne sont pas tenus

* que le Préfet pourrait etre amené par le Symbio à l'inscrire d'office les mandatements de payer  dans le budget départemental.

FRANCE 3 ALSACE consacre un reportage au Bioscope dans son émission "Sept jours en Alsace". Invités : Hubert  Haenel, président du Symbio, De Bosredon, président de Grévin&C, Alsace Nature, François Taquard, conseiller général du Haut-Rhin, sensibilité écologiste opposé au projet. Ce dernier a été "décommandé" à la demande de Haenel avec comme argument : "Le procès du Bioscope a été fait 36 fois. Ce débat est dépassé. Lorsque l'on pose la première pierre, on enterre les polémiques." 

Cela montre le sens profond de la démocratie, celle de l'UMP et ... de ses passages en force.

Lundi 11 octobre, le SYMBIO présente les travaux en réunion publique à Ungersheim. Les opposants se manifestent dans le débat qui tourne à tout autre chose que les travaux et les 25 emplois pérennes...

samedi 16 octobre 2004,  pose officielle de la première pierre. Les VERTS organisent avec la Confédération Paysanne une manifestation sur le site du Bioscope à Ungersheim. La centaine de personnes mobilisées contre ce projet arrête les 3 bus des élus et leur demande de venir discuter avec les opposants. Le même sort est réservé au ministre Loos qui arrive un peu plus tard en voiture privée et escortée de motards.

         

11 janvier 2005 : Le Tribunal Administratif donne raison à Alsace Nature sur le Permis de construire et va statuer  sur le référé en suspension des travaux le 27 janvier.

27 janvier 2005 : Alsace Nature annonce le retrait de TOUS ses recours (DUP,  Permis et  Référé) contre le Bioscope en contrepartie de la gestion de 5 sites  (déjà classés !) par le Conservatoire des Sites Alsaciens, sa participation à la Commission Consultative du Service Public et l'inscription d'une personne désignée à la Mission d'expertise scientifique.

Terrains : Entenbad (Ungersheim- 21,67 ha), Grosswald (Ungersheim- 1,5 ha), Rothmoos (Wittenheim- 110 ha), Carreau minier (Ungersheim- 11 ha), Eiblen (Réguisheim-65,65 ha).

Ni la Confédération Paysanne, ni les deux contribuables  n’ont été mis au  courant des tractations entre Alsace Nature et le Symbio alors que la démarche était  conjointe.

09/03/2005 : La Confédération Paysanne retire son recours au Tribunal Administratif

11/03/2005 : Christian Weiss et Philippe Aullen retirent leurs recours au Tribunal Administratif regrettant le « lâchage » d’Alsace Nature et le manque de mobilisation d’associations limitrophes.

Le 11 mars 2005

POURQUOI NOUS RETIRONS NOTRE RECOURS ?

Deux contribuables ne peuvent se présenter seuls, porteur d’un tel dossier.

Même si nos arguments et le recours sont solides, le Symbio*, est entouré d’avocats, de juristes, de services qui trouveront des vices de forme, demanderont la condamnation pour recours abusif, mettront  en cause la probité et l’intérêt des requérants à déposer un recours, etc…

Cela nous emmènera dans une procédure longue et financièrement élevée que nous ne pourrons assumer.

Nous avions présenté ce recours il y a un an en partenariat, conjointement avec Alsace Nature et la Confédération Paysanne. A partir du moment où ces deux associations ont retiré leur recours, et qu’aucune association limitrophe n’avait porté un recours ou s’était jointe à nous, nous nous retrouvions bien seuls.

La desserte ferroviaire Guebwiller-Bollwiller est remise de plan en plan. Le collège de Buhl qui doit délester celui de Guebwiller, en dépassement de capacité d’accueil depuis des années, est enfin programmé après des années d’attente, mais les travaux n’ont toujours pas débuté.

Les travaux du Bioscope par contre ont vite commencé. Depuis quelques mois, les grues surplombent les toits de l’Ecomusée voisin. Les entreprises ferment les unes après les autres dans la zone industrielle de Soultz, les emplois sont menacés à Guebwiller, mettant au chômage plus d’une centaine de personnes. Tout cela à proximité du Bioscope, Pour plus de 50 millions d’euros, le Bioscope n’emploiera qu’une vingtaine de personnes à temps plein.

On ne peut qu’être scandalisé par une telle dépense d’argent public dans un parc de loisir privé ** .

Et s’interroger sur les choix de la plupart de nos élus régionaux et départementaux…***

Le Bioscope, une priorité pour notre Région ?

Christian Weiss, Philippe Aullen

deux derniers requérants sur la D.U.P. (Déclaration d’Utilité Publique) contre le Bioscope

 

 

*      Symbio, organisme présidé par le Sénateur Haenel et qui porte le projet pour la Région Alsace et le Conseil Général du Haut-Rhin

**    Grévin et Cie-Parc Astérix-Groupe Accor  finance pour un montant de 51 % et décide de tout....Le Bioscope : environ 15 € / personne pour à peine plus de 2hrs de visite.

***  Vote des crédits alloués au Bioscope au Conseil Général du Haut-Rhin :

        Contre :         Henri Stoll, François Taquard, Jean-Luc Reitzer 

        Abstentions : Buttazzoni, Freyburger, Habib, Miehe, Schmitt, Spiegel, Chaton

        Pour :             les 21 autres conseillers généraux

 

 

 

OCTOBRE 2005

Communiqué de Presse "Les Verts"

 

Le scandale du Bioscope remis en lumière par la crise de l'Ecomusée

 

Les Verts se sont battus jusqu'au bout pour dénoncer le gâchis financier que nos élus UMP font de l'argent public concernant les 50 millions d'Euros donnés au Bioscope pour une dizaine d'emplois.

La crise financière traversée par l'EcoMusée d'Alsace met à jour les errements des Grosskost, Sieffert, Haennel, Zeller et Buttner. Ils nous ont forcé à accepter un projet démesuré de parc de loisirs privé payé à 49% par de l'argent public en nous faisant croire que cela allait être un atout touristique supplémentaire à coté de l'Ecomusée d'Alsace. Ils ont promis une desserte ferroviaire sortie du dossier final, promis de nombreux emplois qui, avant même l'inauguration, se réduisent comme peau de chagrin.

Peut-on encore faire confiance à ceux qui entraînent notre Région dans une marche en avant aveugle sur des choix plus que hasardeux ? La crise financière de l'Ecomusée montre une fois de plus combien Les Verts ont raison sur différents dossiers, sur celui-là comme sur le nucléaire, la crise pétrolière, le réchauffement climatique, l'incinération, les OGM ....

Le béton du Bioscope sort de terre à coté des maisons en bois de l'EcoMusée. Tout un symbole des choix des élus actuels au pouvoir.


 

                          

fin mai 2006

lors de l'inauguration, une fois de plus Les Verts se sont mobilisés en manifestant sur le passage des "invités" afin de dénoncer la gabégie financière....


AOUT 2006

                                          le BIOSCOPE : 50 millions € pour quoi ?

En plein été (le 2 août), j’ai décidé d’aller me mêler aux touristes afin de voir exactement à quoi ressemble ce parc de loisirs qui nous coûte (nos impôts locaux) 50 millions d’Euros et dont nous avons combattu le projet depuis le début et jusqu’à …l’inauguration le 10 juin 2006.
Premier étonnement : le parking est quasi vide lorsque nous arrivons dans l’après-midi. Pourtant la fréquentation prévue et promise est de 300 000 visiteurs (estimation Grévin-Symbio). J’y suis allé avec ma nièce de 11 ans afin de scruter ses réactions in situ. L’entrée est de 16 € par adulte et 11 € pour les enfants sans l’exposition temporaire « Cradologie » (+ 4 €) (qui finalement était accessible, sûrement puisqu’il y avait si peu de monde ou …si peu de personnel pour en contrôler l’accès !!!).
L’entrée passe par une première salle où des projections d’images du monde (personnes et paysages) se font sur des grandes et petites sphères dans une pénombre qui nous isole et nous fait rentrer dans une ambiance sonore très new-age.
Et c’est la sortie dans le parc à proprement parler avec un bassin, des passerelles, un cratère fumant symbolisant la chute de la météorite d’Ensisheim (seul argument local exploitable) et le « Météorite-Café » avec sandwichs en emballages plastiques, gobelets et couverts en pvc, sodas industriels et bière en boîtes aluminium…

6 « unités-cellules », 3 salles de spectacles-projections, une tente pour les expositions temporaires, quelques balançoires et trampoline et des panneaux de mobilier urbain avec 3 questions chaque fois qui sont censées évaluer votre « bio-profil » dans une des catégories (« 100 pour scientifique », « airpurifique », « terrarifique » ou « espècifique » !!!) traitées par informatique à la sortie dans « l’espace de l’arbre ».

Sur les 11 hectares relookés en cercles concentriques et revégétalisés ont été construits des bâtiments métalliques comme les supermarchés avec un habillage en troncs et bois pour les « intégrer » dans l’environnement.

 

Dans ces « cellules », projections vidéos de « grands témoins », voyageurs, sportifs, scientifiques qui vous narrent que la planète est fragile et que ses richesses ne sont pas illimitées. Merci, mais ce discours sur fond de remontées mécaniques, de pyramides, de sous-marins, nous le lisons, le voyons et l’entendons tous les jours dans la presse, les magazines, la télévision, la radio, les associations et partis écologistes, sans que cela soit pris en compte par les décideurs politiques actuels et plus largement par les citoyens-consommateurs-électeurs. Et ce ne sera pas un parc de loisirs qui fera évoluer les choses. Ce ne sera pas non plus le Bioscope qui participera à l’éducation et la sensibilisation des jeunes générations car les enfants ne tiennent pas longtemps assis devant un écran aussi grand soit-il et ils se lassent vite aussi des balançoires et jeux extérieurs. Ils étaient un peu plus nombreux dans la tente de l’exposition temporaire « Cradologie » où ils retrouvaient des jeux classiques : tir au fusil dans les narines et baby-foot adapté…


L’espace censé rendre sensible à la nécessité de la réduction de nos déchets est un labyrinthe de plaques métalliques, de moules plastiques, de sculptures de déchets comprimés, de vénérables 2CV empilées et colorées. Où sont la pédagogie et la découverte là-dedans ?
Quant aux spectacles, si le film sur le traitement des nouvelles images médicales pour mieux connaître l’intérieur de notre corps est intéressant, mais est du déjà-vu, que dire des deux autres performances « live » ?
La danse de 9 minutes en plusieurs tableaux avec vidéo-projections multiples est juste plaisante, mais les personnes au deuxième rang ont-ils vu la partie qui se passait dans la fosse ?
Le spectacle pyrotechnique raconte en une vingtaine de minutes la rencontre d’une jeune fille sur une île déserte (notre terre ?) avec un parachutiste tombé du ciel et qui active des torches à gaz. L’eau la mouille et éteint le feu qui la réchauffe, le vent sèche ses vêtements, la terre finit par se refroidir et les engloutit…. 
« Théâtre de l’homme, théâtre des éléments, soins et remèdes, sommeil et rêves, équilibres et déséquilibres, environnement et pollutions, écosystème, climats extrêmes, espace de l’arbre, cradologie », le vocabulaire des concepteurs-communicateurs est attrayant (« voulez-vous rencontrer les maîtres du feu ? » disaient les affiches), mais le contenu, la réalité sont très décevants et totalement inadaptés pour un jeune public.

Quand aux « grands » qui les accompagnent, ils écoutent des bribes de commentaires en passant. Si on y passe plus que 2h30, c’est qu’on a emmené un livre et qu’on s’est couché au soleil sur un banc. Mais il y a des lieux plus sympathiques pour cela !

Je ne comprends toujours pas, et encore moins maintenant, ce qui a motivé les élu-e-s qui ont voté l’attribution de 50 millions d’€ d’argent public pour participer à hauteur de 49% à la réalisation de ce « parc de loisirs et de découvertes ». Je ne comprends toujours pas quels services il rend à la population qui a payé les impôts locaux.

Quand on compare au « Vaisseau » de Strasbourg qui fait le plein et propose des animations réellement pédagogiques, qui sensibilise et apprend en faisant, on s’interroge sur le bien-fondé de ce choix.
Sans compter l’implantation à côté de l’Ecomusée qui a été crée, construit et animé par de nombreux bénévoles qui en ont fait un lieu de mémoire avec des apprentissages sur les métiers artisanaux , le patrimoine régional, qui est aujourd’hui d’une richesse incommensurable avec de nombreux emplois crées qui en font un lieu de vie (où on aime revenir) avec sa vraie ferme, des cultures, un boulanger, un charbonnier, un charron, des moulins, une scierie, …etc…Rien à voir avec le gadget électronique voisin qui vient capter le « client » à sa porte !
Il faudra bien que ces élus (Ms. Haennel, Buttner, Zeller, Mmes Grosskost, Sieffert) qui ont fait ce choix nous rendent des comptes très vite. Seuls les élus Verts ont voté contre. Cet argent investi aurait pu servir à accentuer pendant de longues années l’aide aux associations qui font de l’éducation à l’environnement, à mailler la région avec des CINE (Centre d’Initiation à la Nature et à l’Environnement), à installer une « Maison de l’Environnement » dans l’Ecomusée…et l’aider à perdurer avec des subventions à hauteur de 20% comme tous les autres musées !
Le projet était pompeux et nous l’avons largement dénoncé et combattu, le résultat est décevant et ...éphémère.


                                                                                                                                                                                                                                   Christian Weiss aôut 2006


 

L'été 2006, première saison d'ouverture, l'attente était d'au moins 1500 entrées par jour et avec la nouveauté, cela aurait du marcher !!! Nous sommes loin du compte ! Les élus qui ont fait le choix de cet investissement dans un parc de loisirs privés doivent s'expliquer : un premier bilan catastrophique (comme nous l'avions prévu), qu'est-ce que cela apporte comme service public à la population, aux électeurs, cela a même savonné la planche de l'Ecomusée voisin (comme nous l'avions largement dénoncé aussi) et poussé son directeur (d'origine) emblématique à la démission.

Et  le groupe Accor (Bioscope) prendre des parts d'actions de l'Ecomusée-Ecoparcs pour en faire un Hansiland  ouvert juste quelques mois par an et qui va faire mourir toute la vie de ce patrimoine régional ? Non seulement, ces élu-e-s auront dilapidé l'argent public dans une gestion hasardeuse, mais en plus, ils auront été les fossoyeurs de l'Ecomusée.

 

Le 24 mai 2007, le tribunal de Grande Instance de Colmar a arrêté le plan de sauvegarde de l'Ecomusée d'Alsace...
Désormais, l'association de l'Ecomusée gère l'aspect muséal du site, quand à l'aspect marchand, il revient à : Eco Bio Gestion, la structure qui gèrent déjà le Bioscope (Accor-Grévin-Compagnie des Alpes)...

Licenciement de la moitié du personnel de l'Ecomusée, main-mise du Bioscope sur l'hotellerie, la restauration et la billeterie de l'Ecomusée,

MERCI Mrs HAENNEL, ZELLER, BUTTNER, SIEFFERT, GROSSKOST, WAECHTER qui ont TUE l'ECOMUSEE et volé les contribuables de plus de 60 millions d'€ pour faire un gadget de parc d'attraction qui n'offre aucun intérêt puisque nous avons déjà :

le VAISSEAU  (à Strasbourg) bien plus pédagogique

et EUROPA PARK,  (en face de Benfeld) bien plus excitant comme parc de loisirs

 

2008 : LA MARCHE EN AVANT

L'Ecomusée perd de l'argent tout en ayant une bonne fréquentation

Le BIOSCOPE accuse un bilan catastrophique. De nouveaux crédits PUBLICS sont votés et injectés pour rajouter des JEUX et en faire un parc de loisirs qui ne correspond plus à la Délégation de Service Public sur la base de laquelle de l'argent public était investi. C'est donc de l'abus et une marche en avant déficitaire !!!!

Se rajoute une nouvelle lubbie de nos élu-e-s du Symbio avec la complicité explicite des CG-68 et de la Région Alsace. L'implantation du consortium ¨Pierre et Vacances" (groupe Accor-Caisse de Dépôt et Consignations,etc... qui ont déjà phagocyté l'Ecomusée puisqu'ils détiennent le Bioscope ). Celui-ci veut construire 500 bungalows et une sorte de Center Park-Aqualud sur le même site . Les élu-e-s VERTS s'opposent dès le départ à cette opération immobilière de construction-vente qui va encore TUER plus notre ECOMUSEE, c'est le coup de grâce ! Avec cela c'est sûr, ce sera encore plus de parkings, plus d'argent public investi à perte, un Hansiland avec bains de bulles !!!!!

Quelques élu-e-s PS ont suivi notre opposition au début, mais ce sont vite coulés dans le moule de la majorité UMP en considérant leurs seuls intérêts financiers de taxes qui tomberont dans l'escarcelle de la CAMSA....

à suivre........

 

 


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